Protomartyr @ Botanique 09/11/2015

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Je suis arrivé au Bota, à 19h45, comme un bon Belge.
On était 7 dans la Rotonde…
Première partie belge, comme d’hab.
On devait être 30, quand le groupe d’ouverture est arrivé, avec leurs costumes de scène affligeants.
Peu d’enthousiasme dans la salle. Ca n’a pas dû être agréable pour eux.
Ouvrir au Bota, c’est vraiment ingrat.

L’ingé son, n’a même pas pris la peine de mettre de musique entre les deux groupes, pour bien laisser retomber l’ambiance de feu…

21h, Protomartyr monte sur scène. ‘Wepro’oma’tyr, we from Detroit’
Visuellement, ce groupe ne ressemble à rien. Un guitariste qui a l’air d’un gamin autiste dans un corps trop grand, un bassiste, genre gamer fan de métal, et ce chanteur qui est une sorte de comptable dépressif qui se serait enfoncé dans l’alcool, les mains dans le dos, comme un prof qui surveille un examen. Le batteur a l’air normal.
Tout de suite ça envoie du bon son, bien lourd. Post punk à fond la caisse. Les têtes s’agitent dans le public.
J’ai cru entendre le portier qui disait qu’il y avait une septantaine de personnes.

Le chanteur, tantôt nonchalant ‘They lie, they lie, they lie’ , tantôt colérique ‘Scuuuum! Riiiiise!’.
Toujours les mains dans le dos, parfois s’envoie une lampée de Maes en bouteille, parfois le visage grimaçant, comme les dingues qu’on peut croiser dans les parcs, et qui parlent tout seul.
Ils enchaînent bien le nouvel album et quelques unes du précédent (‘come and see’, scum, rise’, ‘bad advice’…).
Puis, regardant sa montre ‘Two more!’
Finalement ils reviennent ‘OK, one more. We can squeeze two even’

Il est 22h. C’était un chouette concert, mais pas sur que le Bota soit l’endroit idéal pour ce genre de groupe. Il aurait fallu un groupe en retard, un bar dans le fond de la salle et un public impatient et bouillant qui se rempli de cervoise…

22h30 je suis à la maison. Rock and Roll!

Johnny

Amateur de cuir et de sueur, de bruit et de silence, de voyages acoustiques et de violence harmonique. J'aime aussi le cinéma qui ne parle pas et celui qui parle beaucoup, les images qui interrogent et la littérature qui fait mal aux yeux.

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