The Good Times Kid

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DiazDance2

J’ai très très envie de vous parler d’un de mes films préféré du cinéma récent, un film injustement noté de façon très moyenne sur la base de données internet du film ou sur les tomates pourries.

Ce film je l’aime, pour l’apparente simplicité de son scénario, pour l’économie de dialogues, pour son côté nouvelle vague dans la liberté de tourner, pour la liberté qui est laissée au spectateur de l’interprêter, pour son enthousiasme, pour son esthétique punk, pour son alternance dramatique et comique, pour son budget inexistant…

The Good Times Kid est un film du réalisateur Azazel Jacobs, sorti en 2005.

Il est très simplement décrit comme suit : A story about stolen love and stolen identities, shot on stolen film.

Rodolfo Cano s’est enrolé dans l’armée sur un coup de tête, mais c’est un autre Rodolfo Cano qui reçoit la convocation. Celui-ci s’y rend et rencontre le premier Rodolfo, qu’il suit jusque chez lui. Là, il rencontre Diaz, la copine de Rodolfo.

Ca, c’est le point de départ.

Et dans les faits, il ne se passe pas grand chose d’autre. Il ne se dit pas grand chose non plus, d’ailleurs. Et en écrivant ça, je suicide mon article. Mais j’espère pouvoir le résusciter avec l’extrait ci-dessous :

Bah oui, parce qu’il y a beaucoup de scènes merveilleuses comme celle-là, où il ne se dit rien, mais où il se passe tant de choses, à l’intérieur des personnages. Ce film, je peux même l’imaginer muet, avec Charlie Chaplin et Paulette Godard.

Il y a la scène allumée de la bagarre dans le bar, la scène des lampes de poches sur le bateau, ou la scène finale statique, sur “Damaged Goods” de Gang of Four qui tourne sur la platine, temps de réflection pour les personnages et pour le spectateur. Une fin ouverte, mais aussi un début ouvert, un milieu ouvert. Sans le spectateur, il n’y a pas de film.

“Your kiss so sweet, your sweat so sour!”

Coté budget, il est tourné sur des chutes de film, récupérées de grosses productions. Les acteurs sont le réalisateur lui-même, sa copine, et son pote/co-auteur du film. Tout le reste, c’est du travail et de l’enthousiasme.

C’est super inspirant!

Pour ma part, je l’ai déjà vu 5 fois, et je ne m’en lasse jamais. Il dure à peine 1h15, donc on peut le regarder 19 fois dans une journée.

En bonus, voilà un court métrage d’Azazel Jacobs :

Johnny

Amateur de cuir et de sueur, de bruit et de silence, de voyages acoustiques et de violence harmonique. J'aime aussi le cinéma qui ne parle pas et celui qui parle beaucoup, les images qui interrogent et la littérature qui fait mal aux yeux.

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2 comments

    1. Oui, trailer un peu bordélique fait bricolage, et ne reflète pas du tout le style du film, pas expérimental, chronologie linéaire, fluide.
      Momma’s man était excellent aussi. De nouveau, peu d’acteurs (les parents sont les vrais parents d’Azazel Jacobs), peu de blabla, peu d’artifices. Et pourtant il parvient à très bien exprimer ce qu’il essaie d’exprimer.
      Terri est bon aussi, plus mainstream.
      Nobody needs to know par contre, j’y suis resté hermétique. A réessayer peut être.

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