Le grand cirque d’Alice Cooper – 21/06/2016

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Je l’avais toujours pris pour un clown maléfique ringard. Et puis, un jour, j’ai écouté Billion Dollar Babies et Killer. Et en fait c’est un clown maléfique ringard et c’est génial.

Alors quand mon Oncle m’a annoncé qu’il se produisait au Cirque Royal, on a sauté sur l’occase.
Et on a pas été déçus.

On pourrait se dire que ça va être craignos, un sexagénère avec une mauvaise teinture, qui fait des grimaces pathétiques, devant un public bedonnant. Ah oui, mais Alice, il a le sens du spectacle. Il sait qu’il est vieux, mais il sait comment te le faire oublier! Avec des canons à confettis, avec des canons à fumée, avec des canons à bulles de savon, avec des flammes et des feux d’artifice!

En raison de cette pléthore d’effets spéciaux, les faits décrits dans ce post sont susceptibles de ne pas correspondre entièrement à la réalité, mais à l’image que je me suis fait de la réalité, étant en choc visuel permanent.

Sur la scène, le regard lugubre d’Alice Cooper sur une énorme toile. Et puis le “tin-tin-tin” de “No More Mister Nice Guy” retenti, la toile tombe, et voilà Alice, ce satané sexagénère, dans son beau costume rayé noir et blanc.
Il enchaîne sur “Under my Wheels” et déjà j’exulte.

Après ça, tout est confus… Les flammes, les confettis, la ballerine mécanique, Alice qui agite des dollars empallés sur une épée au dessus du public, “Billion Dollar Babies”, la guitariste qui n’arrête pas de balancer ses onglets dans le public, “Poison”.
Sur “Feed my Frankenstein”, Alice est attaché sur une machine électrique, pfuiiiiit, fumée, beaucoup de fumée, très beaucoup de fumée, Alice a disparu et un géant de 5 mètres de haut se met à courir derrière une infirmière sexy.

L’infirmière revient avec Alice et lui met une camisole.
Arrive la guillotine, le bourreau, et paf, la tête dans un panier, grosses projections de sang. Le bourreau l’exhibe fièrement. “I love the Dead”

Mais le docteur et l’infirmière sexy vont ramener son corps à la vie, dans un cimetière brumeux, entre les tombes de musiciens célèbres. Alors il enchaîne sur une reprise des Who, de Jimi Hendrix “Fire”, de David Bowie “Sufragette City” et de Mötorhead.

Il termine sur “School’s out” et revient pour “Elected”, coiffé d’un haut de forme, et rejoint par deux marionettes humaines, Donald Trump et Hillary Clinton, qui se tabassent et s’embrassent. Canon à serpentins, feux d’artifices, c’est fini.

Ce qui est sûr, c’est que quand tu mets 40 balles pour ton billet, Alice Cooper investit chaque centime dans son show, plutôt que dans un projet de tour triangulaire avec un oeuf au sommet pour satisfaire l’ambition mégalomaniaque d’un groupe irlandais ayant perdu l’inspiration depuis les années 80.

Si j’avais un gamin, plutôt que de l’emmener au cirque Bouglione, je l’emmènerait au cirque burlesque macabre d’Alice Cooper, ça ne fait aucun doute. C’est le meilleur show de tous les concerts que j’ai pu voir, sans hésitation! A ne pas manquer!!!

Si vous voulez entendre ce que Franck Zappa a à dire sur Alice Cooper :

Johnny

Amateur de cuir et de sueur, de bruit et de silence, de voyages acoustiques et de violence harmonique. J'aime aussi le cinéma qui ne parle pas et celui qui parle beaucoup, les images qui interrogent et la littérature qui fait mal aux yeux.

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