Top 2017 – Johnny

Il semble qu’au fil des années, mes tops se fassent de moins en moins rock. Pourquoi? Comment? J’ignore de le savoir.
Néanmoins, voici ma selection 2017, de ce qui m’est resté collé au fond des oreilles, mon cérumen musical grand cru, mélange d’époques et de styles.

1. Odezenne – Dolziger Str. 2 (2015)

Avec un peu de retard, et grâce à Pierre, j’ai pris la claque Odezenne. Des textes cryptiques, des successions d’images poétiques et sales, un phrasé haché, une instrumentation éclectique, une énergie et des clips superbement esthétiques. Un groupe totalement à part, qui surprend à chaque mot, à chaque note. J’en veux encore et encore.

Souffle le vent : pour avoir envie de vivre à 200 à l’heure, sans jamais s’arrêter et sans jamais réfléchir.


Vilaine : j’suis pris dans un vortex/il me manque des bouts d’texte/mon alcool colle au sol…

2. Dominique A – La musique (2009)

J’avais complètement loupé cet album, trouvé au Pèle Mèle, sublime du début à la fin, comme toujours avec Dominique A. Combien de fois je l’ai écouté? Cent fois peut être? Mélange de beauté, de mélancolie, de voyage. Du Dominique A, toujours le même et toujours renouvelé.

Le sens : première plage de l’album, sur un beat sobre, on aborde le sens de la vie.


Nanortalik : peinture romantique d’une petite ville du Groenland

3. Dick Annegarn

Sans conteste, le concert de l’année. Matthieu et Sylvain confirmeront. Sincère, drôle, sobre et original. Mention pour l’ensemble de son oeuvre, comme on dit. Est-ce de la musique ou de la littérature? Si tous les Francophones maîtrisaient la langue française comme ce Hollandais, on passerait notre temps à causer pour le plaisir, et on ne ferait plus rien.

Au marché des mendiants : extrait de son dernier album


Brahim Alham : le moment fort du concert, sans instrumentation

4. Nathy Peluso – Esmeralda (2017)

Hip hop aux influences multiples, en Espagnol, mais faut s’accrocher pour comprendre ne serait-ce qu’un mot. Elle mène sa musique comme elle l’entend, en dehors des conventions. Iconoclaste va!

Corashe : de la peur de faire face à une femme en colère


Esmeralda : WTF???


Sandia : estoy chilling desnuda, cortando sandia, pourquoi pas

5. Francesco de Gregori – Alice non lo sa (1974)

Un album culte de chanson italienne, pour les amateurs de la langue.

Alice non lo sa : ne pas faire attention aux décors Pascal Sevran.

6. Future Islands

J’étais complètement passé à côté de Future Islands et de sa grosse ligne de basse années 80, et de son chanteur enthousiaste. Que de temps perdu. Ca met une pèche d’enfer.

Long Flight : regardez moi ces rockers qui se trémoussent


Ran : extrait du dernier album

7. Baïkonour – EP (2017)

C’est pas tous les jours qu’on a un pote qui réalise un beau petit EP comme ça. Pierre à l’écriture et à la composition, et la voix chaude de leur chanteuse. C’est doux comme une caresse.

Change Rien :

8. Ry Cooder & V.M. Bhatt – A meeting by the river (1993)

La collaboration américano-indienne, pour les oreilles voyageuses.

Quelques autres morceaux qui valent la peine d’être explorés.

1. Aldous Harding – Horizon : Une petite découverte néozélandaise du festival Feeerieen. Tous les morceaux ne se valent pas, mais celui ci est exceptionnel d’intensité. Et sur cette vidéo, comme dit Lio, c’est la plus belle imitation de Robert de Niro.

2. Taj Mahal – Queen Bee : Quand la vie est douce comme un pot de miel

3. Feu! Chatterton – Souvenir : Premier extrait très prometteur du nouvel album à paraître. Le chanteur un peu plus dans la retenue.

4. Rosalia – Aunque es de noche & Catalina : La voix et la passion d’inspiration flamenco. La voix qui brûle, qui brûle, qui brûle.

5. Robert Wyatt – Sea song : Juste envie de repartager ce petit chef d’oeuvre, en mettant l’accent sur la beauté du texte.

You look different every time you come
From the foam-crested brine
It’s your skin shining softly in the moonlight
Partly fish, partly porpoise, partly baby sperm whale
Am I yours? Are you mine to play with?
Joking apart, when you’re drunk you’re terrific when you’re drunk
I like you mostly late at night you’re quite alright
But I can’t understand the different you in the morning
When it’s time to play at being human for a while, please smile
You’ll be different in the Spring, I know
You’re a seasonal beast like the starfish that drift in with the tide, with the tide
So until your blood runs to meet the next full moon
You’re madness fits in nicely with my own, with my own
Your lunacy fits neatly with my own, my very own
We’re not alone

6. Tinariwen – Sastanàqqàm : le bon rock touareg

Johnny

Amateur de cuir et de sueur, de bruit et de silence, de voyages acoustiques et de violence harmonique. J'aime aussi le cinéma qui ne parle pas et celui qui parle beaucoup, les images qui interrogent et la littérature qui fait mal aux yeux.

Latest posts by Johnny (see all)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *