Top 2018 – Johnny

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Cette sélection musicale 2018, marquée par une parité hommes/femmes dans l’air du temps, n’est pas un acte politique féministe, ni un masculinicide opportuniste. Il s’agit d’une relation consentante entre de douces mélodies et mes conduits auditifs, pénétrés de leurs notes joyeuses. Achetague Balance ton top #

Emiliana Torrini and the Colorist Orchestra (2016)

En me rendant aux Feeerieen cet été, je ne connaissais d’Emiliana Torrini que son morceau “Jungle Drum”. Accompagnée des Belges du Colorist Orchestra, dans l’ambiance mystérieuse du Parc Royal de nuit, le doux voile de sa voix m’a recouvert.

Caterpillar/When we dance/Thinking out loud/Jungle drum

Dominique A – Toute Latitude (2018)

Lui, encore lui, toujours lui. Pas pour l’esthétique orange, flanquée de centaures de la couverture de son dernier album. Plutôt électro, pas son meilleur, mmmmmmmmmais sa voix douce ne change pas, la poésie de ses mots non plus.

Cesaria Evora – Mar Azul (1991)

Peut être que c’est à cause de cet été ensoleillé et chaud, de ces cafés du matin accoudé à la fenêtre de mon appartement, à contempler l’océan, derrière les crêtes des immeubles, derrières les zones industrielles, derrière les champs de patates, derrière l’horizon, avec un peu d’imagination. Enfin,, toujours est-il que j’ai écouté Césaria Evora en boucle, et c’est comme si je connaissais déjà le Cap Vert, comme si elle m’y avait invité, comme si j’y avais passé tout l’été.

Kurt Vile – Bottle it in (2018)

Encore une fois, Kurt Vile me deçoit à la première écoute, avant de m’hypnothiser de sa voix nonchalante et nasillarde, et de ses séquences d’arpèges répétitifs fait avec ses petits doigts de branleur. Bravo Kurt, t’es un crack!

Courtney Barnett – Tell me how you really feel (2018)

J’adore le nouveau son de Courtney Barnett, et j’adore cette série de morceaux, extraits de son dernier album, filmés dans un parc de Melbourne.

Atahualpa Yupanqui

La légende argentine, pour les amateurs de folk hispanophiles. Il tire son nom de scène des noms de deux des derniers Empereurs Incas, Atahualpa et Yupanqui. Il a composé des centaines de chansons. Ici, une berceuse pour un enfant dont la mère est partie travailler au champ, thème traditionnel de la région Caraïbes de Colombie.

Angèle – Brol (2018)

Tout le monde la connait déjà, mais je ne peux pas m’empêcher de la mentionner, tant je l’ai écoutée, depuis la sortie de l’album. Au début, j’y ai pas cru. Sa loi de Murphy, enregistrée dans sa chambre, sentait l’adolescence et le piston de parents bien introduits à la RTBF. Mea culpa. Depuis, je suis conquis par sa pop bien produite, qui mélange les genres, le choix de ses thèmes, de ses mots, l’esthétique de ses clips, et bien sûr sa voix. Un vent frais souffle sur la pop francophone, loin des modulateurs de voix, des jeutémeuuuuuuh et autres miaulements. Voilà j’aime la pop, c’est comme ça.

Jorge Ben – A Tabua de Esmeralda (1974)

Mes excuses par avance à Pierre, si tu m’en avais déjà parlé. Un petit coup de samba brésilienne pour les beaux jours d’été, les matins qui chantent, les après midi avec jus de fruits frais, les soirées ou les insectes volants tournoient autour d’une ampoule.

Nathy Peluso – La Sandunguera EP (2018)

Nathy Peluso continue de faire ce qui lui plait, comme ça lui plait. Dans un mélange foutraque de genres, elle se promène avec aisance et talent. Hip hop, jazz, en Espagnol ou en Anglais.

Et ici dub :

Walter Ferguson – Dr Bombodee

Un petit souvenir ramené par ma soeur, Walter Ferguson, presque centenaire, originaire du Panama, mais vivant à Cahuita, au Costa Rica. De petits morceaux de calypso simples, en anglais des Caraïbes. Une voix à bout de souffle à laquelle il manque quelques dents.

Un petit supplément de femmes pour la route, par pure misandrie :

Estrella Morente, flamenco brûlant, fille de Enrique Morente, et la diva Lola Flores.

Johnny

Amateur de cuir et de sueur, de bruit et de silence, de voyages acoustiques et de violence harmonique. J'aime aussi le cinéma qui ne parle pas et celui qui parle beaucoup, les images qui interrogent et la littérature qui fait mal aux yeux.

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2 comments

  1. Du Jojo qui troque sa veste en cuir pour les guitares, les maracasses, les castagnettes, les “Olé”, les rythmes folks apaisés et de la pop sweet… oué ! Tuer des bêtes pour des vestes, c’était d’un autre temps !

    Super coup de coeur pour Soleá… olé… magnifique…

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