All posts by Sylvain

"Fou de l'image photographique", je les collectionne par milliers. Les miennes, celles des autres. J'aime les films avec des voix articulées et dures qui parlent en vérités courtes, comme dans les pages de livres jaunis.

Top 2017 – Sylvain

Une année très hétéroclyte un peu difficile à cerner mais globalement, j’ai recommencé à écouter activement de la musique. Ouf ! Goûtez et laissez sur le bord de l’assiette si vous n’aimez pas, je mangerai les restes.

Lorn

J’ai découvert Lorn complètement par hasard via la piste “Acid Rain” dans le trailer d’un jeu vidéo en pixel art à venir.

D’ailleurs, je ne vous mets pas le clip officiel mais bien le trailer. Magnifique ambiance asiatique, dysto- cyberpunk.

Dans les autres suggestions Lorn, j’ai aussi retenu Anvil. Voix de tête zen et petite mélodie passée.

Hello Vietnam – Pham Quynh Anh

Prononcez “Fam Couigne Agne”. Alors ce qui devait devenir un morceau détesté, joué dans les cabines des avions Vietjet Air en 2016, est devenu une douloureuse madeleine de Proust. Figurez-vous qu’en écrivant cet article, je suis tombé sur la page Wiki de la dite chanteuse et ait découvert qu’elle… est Liégeoise :’-)). La première version est même “Bonjour Vietnam”. Vous pouvez imaginer avec l’accent Liégeois??? Moi pas, music dj ! VERSION KARAOKE :

Pour vous rincer les oreilles, la version homonyme de cette ordure de Johnny Wright qui a le chic de rester en tête :

Igorrr

Tout petit moineau, une recommandation de Gaz’ . J’adore trop la description du genre : une fusion de Death Metal, de Breakcore (kwa dis?) et de classique baroque. J’étais incrédule et puis vers 2:50, le truc s’emballe vraiment totalement et c’est étrangement beau.

Pas pour tout le monde.

Radiohead – Videotape (2006 Bonnaroo Version)

Une version “early” de Videotape avant sa version sur album. Alors ici, arrêtez ce que vous faites. C’est un tour de magie. Au premier abord, on dirait une version live moins carrée, moins studio… mais si vous commencez à en écouter les détails…

Une explication Vox m’avait assez bien captivé :

Attention, ces fanboys exagèrent totalement.

Alex Cameron & Angel Olsen

Une découverte via la soeur de Pilouze la looze.

Miam.

TOMMY CASH

This article is about an American country singer. For the Estonian rapper, see Tommy Cash (Estonian rapper).

 

Yanka Dyagileva

Petit bijou punk découvert dans la super bande son du non moins extraordinaire documentaire “HyperNormalisation” d’Adam Curtis.

Une des traductions approximatives :

I keep repeating – for ten times and over and over again:
Nobody knows how fucking bad I feel now
And the TV is hanging from the ceiling
And no one knows how fucking bad I feel now
And I’m so goddamn sick and tired of it all
That it makes me wanna start
This poem again, it’s so sad that I
Repeat again: how fucking bad I feel now

Wolf Parade

Dans la série, meilleur concert de l’année, pas mal de candidats ! un IAM qui a cassé la barraque, un Dick Annegarn parfait (voir chez JoJo)… la palme revient sans aucun doute à Wolf Parade.
Pas trouvé de live assez bon pour restituer l’énergie qui est sortie de leur I’ll Believe In Anything qu’ils nous ont joué au Bota, celui-ci est pas mal :

Elias Rahbani

Vous savez que je vous sort toujours une petite douceur perse, ottomane ou arabique… entendu ici dans l’hilarant “What We Do In The Shadows”, Elias Rahbani du Liban !
Dance Maria, tourne! vole ! tu es belle ! oh oui, tes cheveux noirs sont tels les crins d’un millier de chevaux sauvages de la Bekaa… tes yeux brillent d’un bleu de Litani… Maria !
Pas de classique cette année ! Je n’ai retrouvé qu’un Fischer-Dieskau sur Mahleur… Vous avez déjà goûté.

Billy Bragg à dissoudre

Alors que le Royaume-Uni a décidé de larguer les amarres et de se laisser dériver et dissoudre dans l’océan atlantique comme l’Alka Seltzer que les “Remain” ont dû avaler, j’ai décidé de nous rafraîchir la mémoire sur Billy Bragg.

C’est qui Billy Bragg? ou plutôt c’est quoi Billy Bragg?

Billy Bragg c’est un chanteur de chanson d’amour, dans The Saturday Boy

dans A Lover Sings

et encore dans A New England

Billy Bragg, c’est aussi un chanteur férocement engagé. Un chanteur qui a marqué son combat contre le thatchérisme avec la guitare qui gueule de Which Side Are You On inspiré d’un titre de 1931 de Florence Reece et des grèves des mineurs britanniques de 1984 et 1985.

Engagé toujours dans l’hymne à bottlenecks très évident de There Is Power In A Union

Billy Bragg, c’est aussi un artiste qui joue encore dans de petites salles et qui est très actif sur facebook où, je vous rassure tout de suite, il ne verse pas tellement dans le discours révolutionnaire.

Une belle sélection de ses titres sont à retrouver dans la playlist Youtube :

Top 2016 – Sylvain

Une année extrêmement pauvre en vraies découvertes musicales de mon côté… Quelques ré-écoutes, ou écoutes des excellentes listes de mes camarades de blog et quelques morceaux shazamés ici et là… un peu triste.

Soit, en raclant les tiroirs shazams et les historiques youtubes, j’espère trouver quelques sons (par contre, pas de spotify cette année, il n’est pas dispo au Vietnam… mes excuses).

*sifflote en ouvrant et fermant les tiroirs*

Ah! voilà

Fasso de Fatoumata Diawara & Amine Bouhafa, extrait de la bande originale du film Timbuktu.


Je n’ai vu le film -très bon d’ailleurs- que cette année. J’ai retenu un morceau en particulier qui est malheureusement un peu trop travaillé sur la bande originale. Je vous mets le passage du film calé au bon timecode :

ça ressemble déjà plus à un petit blues.

Tourdion de Pierre Attaingnant (1494-1551)

Alors, vous avez pris l’habitude de ma petite immersion classique… Après le clavecin de J.P. Sweelinck et l’hiver de Schubert, on s’y replonge, ambiance médiévale.
Imaginez… Imaginez une grosse boustifaille au château après une bonne journée à distribuer moult coups de gourdins, d’étoiles du matin, d’épées et de lances.  Les visages écarlates, les nez patates, les côtes de maille crasseuses, vous siégez au banquet du roi dans la lumière rouge d’un gros feu de cheminée. Quelques ménestrels timides jouent en sourdine. Entre enfin le Baron Saint-Alain des Châtillons de la Papeterie d’Auderghem. Il est d’humeur festive, la fiole de cara pils à la main et il se précipite pour botter le cul de ses ménestrels et vous enjoint enfin de chanter avec lui :

Quand je bois du vin clairet
Ami tout tourne, tourne, tourne, tourne
Aussi désormais je bois Anjou ou Arbois
Chantons et buvons, à ce flacon faisons la guerre
Chantons et buvons, les amis, buvons donc !

Un morceau à entonner en chœur, entre amis de rinçage. Je vous invite à le mémoriser profondément pour nos prochaines rencontres, au prochain alignement astral. J’ai choisi une des nombreuses versions du tourdion.

Batalion de Spirituál Kvintet

Le tourdion, c’est aussi la mélodie de “Batalion” du quintet tchèque connu pour ses nombreuses reprises de tubes des sixties adaptées en chansons en tchèque. Ringard? allons allons !


Une histoire de soldats qui boivent pour leur courage, la veille d’une grande bataille, comptant leurs amis tombés.

Shimmy Shimmy Ya d’ Ol’ Dirty Bastard

Dans la catégorie “je ne sais pas comment je suis tombé la dessus”

Sans doute tellement vieux que Pierrot va bien se poiler.

Culture Flash de Members of Mayday 

Un morceau de techno allemande des années 90. Si j’avais prédit que je recommanderais un morceau de techno un jour.

Un fond sonore idéal pour vos séances d’aérobique

Sóley

Entendu dans mon café préféré d’Hanoï, le café “Tranquil” qui fut mon refuge, ma forteresse dans les longues journées de canicules.

Ca manque un rien d’originalité avec des bouts d’un peu toutes les chanteuses du moment… mais c’est doux comme la mousse de lait d’un Chai Tea Latte…

Angels de Brian Witzig

Et maintenant quelques beats lounge avec Brian Witzig. Parfait pour trier de longues listes de photos.

Time Is The Enemy de Quantic

Un autre que j’ai écouté en boucles des dizaines de fois.

Had Me a Girl de Tom Waits

Alors, j’ai toujours des décennies de retard sur pas mal des artistes préférés des copains du blog… Leonard Cohen, Nick Cave, … et Tom Waits. Bien sûr je connais mais je n’ai jamais plongé. Par exemple, Tom Waits j’ai toujours eu un peu de mal avec sa voix super grave et puis un jour, je bois mon Shakerato (un espresso frappé au shaker façon café Tranquil) et j’entend une petite voix nez pincé. Shazam me dit “Tom Waits” : ok il chante aussi ;-)!

 

Hall of Mirrors de Kraftwerk

Le rythme pénétrant des pas qui claquent pendant 8 minutes. Rappelé à notre souvenir dans un épisode de la grisante série Mr. Robot. J’ai choisi la version anglaise mais mon cœur balance.

 

***BREAK***

Attention, ici je rentre dans la sélection la plus aléatoire, pur produit de shazam ivres dans de drôles d’endroits vietnamiens.

Loaded (Laidback Luke remix) de Kryoman

Inspiré très largement des débuts des Prodigy. Un jour je vous raconterai comme j’étais fan ultime des Prodigy, c’était absurde, j’étais tout petit.

Je vais conclure par deux morceaux de fête foraine. Vous pouvez encore quitter la page ici.

Pursuit of Happiness [Steve Aoki Remix] de Kid Cudi (feat. MGMT & Ratatat)

On prend son souffle pour lire le track title et on sait plus trop qui a fait quoi entre remixé et featuré mais c’est pas grave.

Oui, j’aime vraiment bien, parfois.

Thunder de Yellow Claw & The Opposites

Mon Secret Move total de l’année. Les linguistes les plus reconnus de la planète débattent encore de la langue parlée dans le morceau.

Bonne écoute !

Top 2015 – Sylvain

Salut,

On démarre tout de suite. Comme l’année précédente, pas passé assez de temps à chercher de la musique, à faire des découvertes… J’essayerai donc de proposer des choses un peu “off”.

New West de Tin Hat, bande originale de Nebraska.

Aaah, quel film, ce Nebraska. Renaud vous en a déjà peut-être parlé. Les voyageurs du trip italien se l’étaient notés dans leur liste “à regarder”.  Voici le thème principal qui fonctionne très bien mais qui prend encore un peu plus une fois le film regardé. Peut-être que je ferai un petit post sur le film tiens.

Lawyers, Guns and Money de Warren Zevon

Pas grand chose à en dire. Ca swinge grave ! Je transpire ! J’imagine souvent une danse ringarde avec des répliques de pistolet à pétard et les gens qui claquent des mains en tirant parfois en l’air.

La Malinche de Feu! Chatterton

Bon, ils font un peu les intéressants, c’est clair. A priori j’aurais pas aimé, mais j’ai trouvé qu’on ne chante plus beaucoup comme ça de nos jours.

Tony Soza de B2oba aka Booba

Grosse année Booba pour moi. Booba, c’est des morceaux bien fichus, durs, violents, bien rythmés… qu’il démolit systématiquement avec ses textes ridicules. Ca me détend comme un bon coup de poing dans les couilles. Je youtube que Tony Sosa mais je vais balancer une petite surprise avec “je fais des roues arrières dans le cul de ta madre” sur Spotify.

En prime un petit hommage attendrissant pour vous, imaginez un faux accent pourri comme lui :

Ta zique fout la trique
Une trique a péter un gong
Gong Gong Ganja
Mais tes paroles de king kong
ta zique elles niquent

Bright New Year de Bert Jansch

Entendu dans le très bon “The Squid and the Whale” de Noah Baumbach que John m’avait conseillé (ne regardez également que Frances Ha, le reste, c’est nul). Un morceau pour les plus Philistins d’entre nous.

Flight in G Minor feat Dirty Cello de Amp Live

Alors, gros son que j’ai découvert dans une de mes soirées “GoPro be the Poivrot” qui consiste à boire des trappistes en regardant des youtubes. Je la mets ici pour ceux qui veulent.

Pareil pour la suivante (go pro, etc…)

BONUS TRACK
Aaaah que ne serait un de mes TOP sans un bon morceau classique, triste, noir et austère. Un morceau où l’on marche dans la neige les pieds nus, le corps rongé par la syphillis… Non mieux encore :

Les dents gâtées, l’échine courbée comme un chien, les ongles noirs et durs, vous ramassez misérablement quelques restes froids éparpillés dans les crottins de cheval d’un quelconque bourgeois protestant d’Amsterdam. Le règne espagnol ne vous a rien apporté mais il a apporté à la belle ville Arts et richesses. Par la fenêtre entrouverte, vous parvient les sons cruels et perçants d’un clavecin… Cet air vous dit quelque chose… Encore quelques secondes et le titre vous reviendra… ça y est, les larmes jaillissent … car le titre du morceau vous renvoit impitoyablement à votre jeune vie qui n’est plus.

“Mein junges Leben hat ein End”.

Vous êtiez au 17ème siècle avec Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621): Variations on “Mein junges Leben hat ein End”