TOP 2020 – Sylvain

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Cette année, je vous écrit une petite rétrospective. Je vous mets la musique ici pour les pressés :-).

Open

Beaucoup de pages tournées en 2019… Cette année démarrait par un petit date tout doux dans un café concept “plantes & barista”… Open de Rhye y passait, toute accordée à l’instant. Le péril venu de Chine rampait discrètement vers nous pour sa belle surprise de Mars. Une dernière balade légère le soir de l’Annonce dans les rues désertes…

Les rues vides, pas de match des Diables Rouges.

Techno toujours pareil

Phase d’incrédulité, on se force à rebondir, on se montre vaillant et on salue cette explosion de temps libre. On découvre les changements étranges de notre société… tout est fermé.

Avis de recherche national : “Avez-vous vu mon papier toilette?”

Prévoyant, j’anticipe des moments difficiles et je me créée un ami imaginaire mi-patate mi-rouleau de PQ. Ça pourra toujours servir ! Accessoirement, j’ai enfin commencé à développer mes films n&b, hurrah !

La répétition des journées et des motifs s’installe comme dans un morceau de Techno toujours pareil. Je ne connaissais pas encore Salut C’est Cool, les sauveurs d’humeur. Merci c’était cool ! Mentions spéciales pour Le Cassoulet et La Purée, bien utiles alors qu’on se remet à cuisiner.

Un clip parfait.

aisatsana [102]

“Beati qui habet balconium”

Zylvon le mi-vieux

Le soleil ne cessait de briller d’une blancheur alpine, libéré qu’il était de tout gaz d’échappement. Béni soit celui qui jouit d’un balcon! Les autres s’inventent des routines d’activités sportives à vélo ou à pieds. Parlons plutôt d’errances silencieuses. Aisatsana [102] de mon vieil ami Aphex Twin tourne en boucle, je pédale et j’observe. *click*

Fratres

“Comment rendre hommage aux morts?”

La mélancolie s’installe, on découvre un nouveau sens à son reflet -une des rares personnes safe en contact rapproché, si l’on ne compte pas mr. Wong qui ne sera pas toujours là. Le soleil ne cesse de briller, les journées s’allongent mais la lassitude s’installe. Passé l’émerveillement et l’amusement que le planning urbain dégueulasse de Bruxelles invoque, on commence à discerner d’autres choses : les visages tristes dans la rue, les déchets volant, les malheureux errant dans leur nouvel espace public… Par hasard, Spotify, connaissant mon goût pour Arvo Pärt, me joue Fratres un de ces soirs de réalisation. C’est mon morceau de classique de l’année.

Shipwreck

Plein soleil, toujours. On a fait le tour de tout. Ça commence à sentir la ruine physique et mentale. Le désert, les 40 ans… Shipwreck de Modeselektor & Thom Yorke. Oh Thom, on peut compter sur toi pour nous couler avec tes petits gémissements rythmiques soignés.

Pélérinage

L’été arrive, les courbes baissent, il s’agit de sauter au bon moment pour s’évader ! Direction la Bourgogne d’abord, les Pyrénées ensuite. Un petit pèlerinage vers le Chablis, accueillis par et sympathisant avec une extraordinaire Haïtienne et son mari Suédois. L’ami Max en profite pour me faire découvrir Pélérinage (orthographe créole!) de Claudette et Ti Pierre (extra : Zanmi Kanmarad). Le long des champs de blé, les éoliennes tournoient en ronronnant et Joana nous conduit au son du Brésil avec Folha de Jurema , Danada, …

Pas de musique dans le Sud mais le silence de la montagne avec mon pote Julien.

The Move, Cold and Blind, Something On Your Mind & Soon-To-Be Innoncent Fun/Let’s See

Après la Bourgogne, Toulouse et les Pyrénées, on profite des derniers beaux jours de Septembre avec un petit jazz bien classique de Matthew Halsall entendu dans la jolie pommeraie du parc Tournay-Solvay. Justement titré The Move, je continuais sur l’élan des vacances avec une vraie reprise de poil, le museau humide et des rencontres – woof woof!

L’automne arrive, l’hotel Moxy peaufine son ambiance bar à putes en espérant ouvrir un jour (“clé perdue retrouvée”). Mentions pour Something On Your Mind de Karen Dalton, le Cold and Blind endiablé de Possessed by Paul James… et surtout pour la découverte inoubliable d’Arthur Russell et de son envoutant violoncelle dans le long Soon-To-Be Innoncent/Let’s See !

Finale : Anjos

Voilà pour cette année d’observation et d’intense réflexion que je clôture en rédigeant cette rétrospective. En passant en revue les photos de l’année, Anjos de Julianna Barwick s’est imposé comme le miroir parfait de cette année : répétitive, claire mais habitée de nombreuses voix intérieures…

Hop, sujet clos.

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